Voici la suite de notre série consacrée aux élections municipales à Rouen. Cette fois-ci, nous recevons Marine Caron, candidate du rassemblement de la droite et du centre, pour parler d’un enjeu central et trop souvent relégué au second plan : l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’espace public.
Aux côtés de Félicie Renon, élue municipale et directement concernée par le handicap moteur, elle dresse un constat sans détour de la situation rouennaise. Trottoirs dégradés, pavés impraticables, bâtiments municipaux encore largement inaccessibles, places de stationnement mal adaptées : les exemples concrets s’accumulent et traduisent un retard structurel, alors même que la loi impose depuis 2015 une accessibilité totale des équipements publics.
L’échange met en lumière les conséquences très concrètes de ces manquements sur le quotidien : chutes en fauteuil roulant, détours imposés, fatigue physique, stress permanent, mais aussi exclusion silencieuse de certaines personnes handicapées, des seniors, des parents avec poussette ou encore des enfants présentant des troubles invisibles.
Marine Caron défend une approche fondée sur la concertation réelle avec les personnes concernées et les associations, et non sur des consultations de façade. Elle détaille plusieurs engagements : accessibilité totale des bâtiments municipaux, amélioration des aménagements urbains, meilleure prise en compte des handicaps invisibles, inclusion scolaire renforcée et création d’une maison des aidants à Rouen.
Un échange ancré dans le réel, qui interroge la manière dont une ville se pense, se construit et se vit — pour toutes et tous.



